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Libération

La magie du recyclage à l'Assemblée

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Publié le 13/05/2004 à 0h36

Que faire des centaines de millions de tonnes de déchets ménagers et industriels ? Toujours plus nombreux, toujours plus complexes, et plus chers à retraiter, qui bien souvent finissent en fumées douteuses dans les incinérateurs, la voie royale choisie par la France depuis des décennies, en dépit des interrogations sur les émanations qu'ils provoquent. Pendant deux jours à l'Assemblée nationale, les élus français vont plancher sur les expériences venues de l'étranger qui, sur le papier du moins, semblent alléchantes : ils prétendent faire fortune en se débarrassant de leurs détritus.

Avance. Toronto, cinquième ville d'Amérique du Nord, revendique ainsi une politique exemplaire. Privée de décharge de proximité depuis 2002 (la plus proche est aux Etats-Unis, à plus de 1 000 kilomètres), la cité a lancé un projet de grande ampleur. Objectif : valoriser 100 % des ordures ménagères d'ici à 2010. «Fin 2003, nous étions déjà à 32 %», affirme Angelos Bacapoulos, responsable de la gestion des déchets de la ville, qui souligne l'avance prise par le programme sur le calendrier. La commune mise sur le retraitement des matériaux recyclables (plastiques, canettes...). Elle a également organisé, ce qui est plus rare en milieu urbain, une collecte hebdomadaire des déchets organiques qui sont valorisés en énergie et en compost. D'autres responsables étrangers, d'Australie ou de Nouvelle-Zélande, viendront également tenter de convaincre les élus français qu'une autre voie est possible. «Plus d

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