Plus de 800 millions d'individus souffrent de sous-alimentation dans le monde, dont plus de 30 millions en Europe. Tels sont les chiffres présentés par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), lors de sa 24e Conférence régionale pour l'Europe, qui s'est tenue à Montpellier au début du mois. Parmi les pays d'Europe centrale et orientale (Peco) les plus touchés par le fléau, figurent plusieurs Etats des Balkans (Croatie : 12 %). Mais en Asie centrale (rattachée à l'Europe orientale par la FAO), la situation est encore plus critique : l'Arménie et le Tadjikistan (plus de la moitié de la population concernée), la Géorgie, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan, l'Ouzbékistan (20 à 35 % de la population) sont particulièrement concernés. Plus près de chez nous, les pays d'Europe centrale, fraîchement entrés dans l'Union européenne, ne sont pas épargnés. Analyse de l'américain David J. Sedik, un des responsables de la branche Europe à la FAO.
La faim existe-t-elle dans les huit pays d'Europe centrale (1) nouvellement membres de l'UE ?
Oui, avec deux pays particulièrement touchés par ce fléau : la Lettonie et la Slovaquie, dont 5 à 6 % de la population souffrent de la faim, alors que ce chiffre tourne autour de 2 % dans les autres pays d'Europe centrale. En Pologne, même si cette proportion descend à moins de 1 %, le phénomène demeure inquiétant : depuis dix ans, l'Etat n'arrive pas à faire baisser ce chiffre de 300 000 personnes en situation d'«insécurité a




