Rouen (Seine-Maritime), envoyée spéciale.
Les antinucléaires ne mobilisent plus les foules. Samedi, en début d'après-midi, sur le parvis de la cathédrale de Rouen, les banderoles des manifestants se distinguaient à peine des tentes érigées pour les cérémonies commémoratives annuelles de Jeanne d'Arc. Distribution de tracts entre étals de biscuits, combinaisons blanches de techniciens du nucléaire se mêlant aux costumes médiévaux de la fête, la police comptera 300 puis, au final, 500 manifestants pour cette dernière étape du «Tour de France pour sortir du nucléaire». Une mobilisation bien maigre alors que le gouvernement envisage de lancer un nouveau réacteur nucléaire. «Pas facile de mobiliser un week-end d'Ascension», reconnaît le conseiller régional Jean-Pierre Girod (Vert).
Cette étape était très symbolique pourtant, puisque la Normandie compte trois centrales nucléaires (Paluel, Penly, Flamanville) et l'usine de retraitement de La Hague. C'est aussi près de Rouen, à Penly, qu'est pressentie la construction du futur EPR (le réacteur nucléaire de troisième génération, lire ci-contre). Parti le 24 avril date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), le Tour de France antinucléaire avait pour but de «remobiliser les groupes locaux et de se remettre en ordre de bataille avant les prochaines décisions gouvernementales», selon Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau associatif Sortir du nucléaire.
Samedi, les banderoles du défilé po




