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Le corail froid étudié en profondeurs

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Publié le 05/06/2004 à 0h56

Corail ne signifie pas mer et poissons tropicaux. Même si on lit toujours, dans certains manuels de biologie, qu'il ne se développe que dans les eaux chaudes, peu profondes. Le corail froid existe, celui de l'Atlantique ou des grandes profondeurs. Les naturalistes le connaissent depuis le XVIIIe siècle mais on ne l'étudie que depuis une dizaine d'années. Pour le découvrir beaucoup plus important qu'on ne le croyait, mais aussi très menacé. Le voici au coeur de la Journée mondiale de l'environnement organisée samedi par le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) sur le thème : «Avis de recherche ! Mers et océans : morts ou vivants ?» Alors que des projets européens et internationaux se multiplient pour percer les mystères des grands fonds.

Dans les eaux froides et méconnues, dans l'obscurité des profondeurs, des collines sont couvertes de buissons souvent blancs mais dont les formes et la variété n'ont rien à envier à leurs cousins des mers chaudes. Les coraux froids vivent dans des eaux d'une température de 4 à 13 degrés, à des profondeurs oscillant entre 200 et 1 000 mètres ; jusqu'à peu, on pensait qu'ils se limitaient aux eaux de l'hémisphère nord mais on les trouve dans les mers et océans du monde entier : Atlantique, Pacifique, océan Indien, Méditerranée. Les scientifiques commencent juste à mesurer leur importance écologique.

Sans lumière. Les écosystèmes sont très différents : les coraux des mers chaudes vivent en symbiose avec des micro-algues qui, grâc

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