Menu
Libération

A Bonn, pas d'électrochoc sur les énergies renouvelables

Réservé aux abonnés

Publié le 07/06/2004 à 0h56

Pari à moitié réussi pour l'Allemagne. Le premier sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui s'est achevé vendredi à Bonn, n'aura pas provoqué d'électrochoc dans la communauté internationale. Il était pourtant organisé dans un contexte «favorable», de hausse du prix du pétrole et de menace terroriste sur l'exploitation des hydrocarbures, que Gerhard Schröder n'avait pas manqué de souligner jeudi. Les 154 Etats présents ont adopté une déclaration symbolique en faveur des énergies propres, mais sans fixer d'objectifs chiffrés comme certains, Allemagne en tête, le souhaitaient. Les Etats-Unis, qui furent les pionniers de l'éolien et du solaire dans les années 80 avant de céder le leadership à l'Allemagne et au Japon, ont réussi à gommer tout engagement multilatéral, à la grande satisfaction de la France. Le texte final se contente de prendre note des objectifs que se sont fixés certains pays.

Programmes. Parallèlement, le sommet a accouché d'un «plan d'action», qui recense 165 programmes nationaux et internationaux en faveur du solaire, de l'éolien, de la géothermie mais aussi de l'efficacité énergétique. Peu sont nouveaux, beaucoup sont flous. L'Allemagne, qui espère bien que sa puissante industrie éolienne et solaire en profitera, est omniprésente. En marge du sommet, Paris et Berlin ont annoncé leur intention de coopérer sur l'éolien off-shore.

Une fois n'est pas coutume, c'est du Sud que vient l'audace énergétique. Ainsi la Chine, qui a lancé un important programme nu

Dans la même rubrique