Meurthe-et-Moselle, envoyé spécial.
Nettoyer les sols pollués grâce aux plantes ? Le concept n'a rien d'une lubie pour les scientifiques lorrains du Gisfi (Groupement d'intérêt scientifique sur les friches industrielles). Installé à Vandoeuvre-lès-Nancy, le Gisfi regroupe, depuis 2002, sept laboratoires de recherche publique dépendant de l'Institut national polytechnique de Lorraine (INPL), du CNRS, de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et des trois universités de Nancy et Metz. Dans le cadre du contrat de plan Etat-région 2000-2006, dit «Après mine», le Gisfi planche sur la pollution des anciens sites industriels, nombreux en Lorraine. L'un des axes de travail est la phytoremédiation. Et «ce n'est pas de la poudre de perlimpimpin», prévient Christophe Schwartz, du laboratoire Sols et environnement de l'Inra.
Traitements radicaux. Le Gisfi dispose d'un terrain idéal pour valider ses travaux de laboratoire : le site de l'ancienne cokerie d'Homécourt (Meurthe-et-Moselle), démantelée dans les années 80. Le groupe Arcelor, qui exploitait la cokerie, a récemment effectué de lourds travaux de dépollution. Les endroits les plus dégradés, chargés en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP, des hydrocarbures lourds), ont été traités par désorption thermique ou à l'aide d'une biopile. Dans le premier cas, il faut passer la terre au four pour brûler les hydrocarbures. Dans le second, des bactéries désagrègen




