Ils ne sont plus que 15 000 en République démocratique du Congo contre 50 000 il y a cinq ans. Quelques dizaines au Sénégal seulement. Au centre et à l'ouest de l'Afrique, les éléphants sont menacés, notamment depuis la réouverture partielle du commerce de l'ivoire accordée en 1997 à la Namibie, au Zimbabwe et au Bostwana, puis, en 2000, à l'Afrique du Sud. Aujourd'hui s'ouvre à Paris un symposium de deux jours organisé par le Muséum d'histoire naturelle avec les représentants de 14 pays africains, pour lancer un SOS et préparer la prochaine convention sur le commerce international, la Cites (1), à Bangkok en octobre. Pour Pierre Pfeffer, ancien directeur de recherche CNRS du laboratoire de zoologie du Muséum d'histoire naturelle de Paris, spécialiste des grands mammifères, l'arrêt total du commerce de l'ivoire est indispensable pour sauver l'éléphant d'Afrique.
N'est-il pas paradoxal de s'alarmer de la disparition de l'éléphant alors que certains pays africains disent qu'ils en ont trop ?
Le problème se situe à l'échelle du continent. En 1970, il y avait 2,5 millions d'éléphants, maintenant, on pense qu'ils sont entre 286 000 et 350 000. L'éléphant est pourtant une ressource très importante pour les populations locales. C'est une source de viande dans les régions forestières. Partout où il tombe plus de 1 000 mm d'eau par an, il y a la mouche tsé-tsé et on ne peut pas faire d'élevage. La viande de brousse a une importance énorme au Gabon où elle représente 95 %. Autre élément




