Bruxelles (UE) correspondance
L'Union européenne a beau se vanter d'être le chef de file dans le monde de la lutte contre le changement climatique, elle a préféré faire la part belle aux pollueurs. La Commission a approuvé, hier, les huit premiers plans nationaux d'allocation de droits d'émission de CO2 aux industriels, alors que la commissaire à l'Environnement, Margot Wallström, s'était montrée très réservée le 18 mai, notamment sur «les quantités assez élevées de permis d'émission prévues par les Etats pour leurs entreprises». Mais le plus important aux yeux de l'exécutif européen est maintenant d'être prêt pour le lancement en janvier de la première Bourse européenne du CO2, où les entreprises qui réduisent leurs émissions de gaz pourront vendre leurs droits non-utilisés à des entreprises plus polluantes. Un mécanisme destiné à permettre à l'UE de tenir ses engagements dans le cadre du protocole de Kyoto. Et tant pis s'il y a une surallocation de droits d'émission aux industriels, il est de toute façon prévu de revoir ces quotas après la phase expérimentale 2005-2007.
Crédibilité. Le feu vert de Bruxelles, hier, aux plans de huit Etats membres vaut autorisation de participer à la future Bourse d'échange pour plus de 5 000 installations industrielles grosses émettrices d'énergie (producteurs d'électricité et de chauffage, d'acier, de ciment, de verre, de papier,etc.) sur un total estimé à 12 000 dans l'UE à 25. Elles recevront près de 40 % du total de quota dont la mise sur




