Cette fois, la victoire nippone est proche. Après dix-huit ans de batailles pour faire reconnaître son droit à pêcher les baleines, le Japon pourrait remporter une manche capitale lors de la réunion de la Commission baleinière internationale (CBI) qui se tient aujourd'hui à Sorrente (Italie). Il a reçu le soutien indirect du président en exercice de la CBI, le Danois Hendrik Fischer qui, ne pouvant assister à la réunion, a adressé une déclaration aux membres de la Commission que Libération a pu consulter. Il leur propose une levée progressive du moratoire sur la chasse à la baleine, pour redonner une crédibilité à la CBI. «Je pense réellement que les vues et actions [de ses membres] causent un dommage à la préservation» des baleines, écrit Hendrik Fischer, qui qualifie ses propositions d'«honnêtes et réalistes». Dans un premier temps, la pêche deviendrait possible dans les eaux territoriales des Etats membres. Fischer presse ces derniers de «se focaliser sur un raffinement, et non de bouleverser», le lot de mesures qu'il propose. «C'est la première fois que nous constatons au sein de la CBI un mouvement concerté pour aller de l'avant», a commenté un porte-parole de la délégation japonaise.
Consternation.
Du côté des associations écologistes, c'est la consternation. «Même si Hendrik Fischer n'exprime que son point de vue, et non celui de la Commission, c'est inquiétant, a réagi Patrick Ramage, porte-parole du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), contacté




