L'histoire du grand méchant loup n'a pas trouvé sa fin. Ennemi public numéro 1 après la Révolution, ressource à protéger, bien patrimonial depuis que la défense de l'environnement fait partie du débat public, difficile de lui donner une étiquette qui fasse l'unanimité. Comment trouver l'équilibre entre sa préservation et celle de la vie pastorale ? Comment peut-il partager son territoire avec l'homme ? Encore faut-il savoir ce qui se passe réellement sur le terrain, ce qui n'est pas évident tant les versions divergent. Le loup se porte bien en France. Revenu d'Italie il y a douze ans, ses effectifs sont en augmentation. Cette année, 32 loups différents ont été vus ou entendus et on estime qu'ils seraient au total 55. Ils sont 2500 en Espagne.... Entre 500 et 1000 en Italie...
Rapport.Le hic, c'est que le loup dévore la brebis ; c'est inscrit dans ses gênes. Une commission parlementaire française a rendu en mai 2003 un rapport dans lequel elle se range du côté des éleveurs: «La présence de l'homme en montagne ne doit pas reculer devant un quelconque prédateur.» Entre 1999 et 2001, 8 549 brebis ont été tuées. En 1998, sur sept zones de présence, 1 228 victimes ont été indemnisées et en 2002, sur onze zones de présence, 2 308 victimes. C'est dans les Alpes-Maritimes que le combat entre éleveurs et défenseurs du loup est le plus virulent.
«D'après le groupe de travail qui réfléchit à la question, un prélèvement de 10 % ne mettrait pas en danger la présence du loup en France, estim




