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Opération vide-ordures au mont Blanc

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Publié le 13/08/2004 à 1h45

Saint-Gervais (Haute-Savoie), envoyé spécial.

L'arête neigeuse de l'aiguille du Goûter, à 3 800 m d'altitude, a été équipée de panneaux explicites : «tentes interdites». Pourtant, ce soir encore, une trentaine d'alpinistes vont bivouaquer là, en plein blizzard, avant de tenter demain l'ascension du mont Blanc (4 808 m). La commune de Saint-Gervais est excédée par ce campement «sauvage» qui a vu abriter ces derniers étés plus de 80 tentes par nuit, à 300 m du refuge du Goûter. Elle a décidé cette année de mettre en avant l'interdiction de camper prévue dans les sites classés, comme c'est le cas de cette partie du massif.

Détritus. Un Lituanien, avec six amis et son fils, hausse les épaules devant sa tente igloo : «C'est notre seconde nuit ici. Nous attendons le beau temps. Pour nous, le refuge, c'est trop cher. Deux jours et demi de voiture, juste pour le mont Blanc, on ne va pas repartir comme ça !» Il exhibe un sac plastique aux formes rebondies : «Nous descendrons nos détritus.» Il a saisi l'enjeu : ce sont des impératifs environnementaux que le maire de Saint-Gervais avance en s'attaquant à la surfréquentation de la voie normale d'ascension du mont Blanc. Jean-Marc Peillex a été convaincu l'été dernier, lorsque la canicule a mis en évidence les déchets sur le bivouac du Goûter, qui ne comporte bien sûr ni toilettes, ni poubelles... Nombre d'alpinistes, notamment parmi les néophytes, continuent d'ignorer le principe de la redescente des déchets. Le maire est aussi poussé à a

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