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Libération

Pillage en armes des parcs congolais

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Publié le 18/09/2004 à 2h11

Comment préserver une des biodiversités les plus riches de la planète dans un pays où la guerre la menace ? Depuis dix ans, la république démocratique du Congo (RDC) ne connaît pas de répit entre le génocide au Rwanda en 1994 et les guerres civiles de 1996 et 1998. Aujourd'hui, le gouvernement de transition ne parvient pas à désarmer les milices, des combats meurtriers continuent dans l'est du pays. En 1997, cinq sites naturels congolais ont été inscrits au patrimoine mondial en péril, et en 2000 l'Unesco a lancé un projet sur quatre ans : «Conservation de la biodiversité en zone de conflit». Quatre ans plus tard, la RDC est toujours menacée d'implosion et l'Unesco organisait cette semaine des conférences internationales à Paris pour relancer le programme.

Bases rebelles. Les cinq parcs nationaux, situés pour la plupart dans des zones frontalières, servent de refuge à des populations déplacées ou de bases arrière aux groupes rebelles congolais, ougandais, rwandais ou soudanais. Ces parcs possèdent des espèces rares, que l'on ne trouve nulle part ailleurs au monde, comme les gorilles des montagnes, les bonobos, les okapis, les rhinocéros blancs. La première menace vient du braconnage, notamment des groupes armés qui pillent les ressources naturelles : les animaux pour la viande de brousse mais aussi les minerais comme le coltan, très couru aujourd'hui, puisqu'il entre dans la composition des téléphones portables. «Il fallait agir, nous avons voulu limiter les dégâts, interveni

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