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Les naissances ralentissent la cadence

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Publié le 05/10/2004 à 2h26

La population mondiale n'explose plus. Les chiffres l'annoncent depuis quelques années, une nouvelle étude montre que plus de la moitié de l'humanité vit aujourd'hui dans un pays où la fécondité est inférieure à 2,1 enfants en moyenne par femme, donc en dessous du seuil qui permet le remplacement des générations à terme. Ce renversement est arrivé beaucoup plus vite que prévu, selon Chris Wilson, de l'institut Max-Planck de Rostock en Allemagne, et Gilles Pinson, de l'Ined, (Institut national d'études démographiques de Paris). Et il concerne également de nombreux pays en développement.

En cinquante ans, le paysage mondial de la fécondité a été complètement bouleversé. Les deux auteurs utilisent la médiane comme système de mesure : c'est la valeur de fécondité qui divise l'humanité en deux parties numériquement égales : l'une à fécondité plus faible et l'autre à fécondité plus forte. En cinquante ans, cette médiane a chuté de 5,4 enfants à 2,1 enfants. La fécondité moyenne, qui donne le nombre moyen d'enfants par femme, est de 2,7. La différence s'explique parce que dans 20 % des pays la fécondité est très élevée. «Toutes les prédictions des experts ont été démenties, note Gilles Pinson. L'évolution des comportements va plus vite qu'on ne le pensait.»

Record tchèque. Si la France (1,9 enfant par femme) a été pionnière dans ce domaine ­ la fécondité a commencé à baisser après la Révolution ­, c'est la République tchèque qui détient aujourd'hui le taux moyen de fécondité le plus

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