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«Percuté alors qu'il quittait les rails»

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Publié le 13/11/2004 à 2h59

Strasbourg de notre correspondant

«Ce texte n'est ni une confession, ni une agression, nous voulons seulement rétablir la vérité des faits.» Cinq jours après la mort de Sébastien Briat, le militant antinucléaire, 22 ans, tué dimanche près d'Avricourt en Meurthe-et-Moselle lors d'une action contre un train de déchets nucléaires se rendant au centre d'enfouissement de Gorleben (Allemagne), ses camarades ont décidé de raconter les circonstances de l'accident. «La part de responsabilité de chaque protagoniste doit être établie. Y compris la nôtre», écrivent-ils dans un communiqué transmis à Libération. Leur version contredit la thèse du procureur de la République de Nancy, Michel Senthille, selon laquelle Sébastien Briat se serait enchaîné aux voies via un tube glissé sous le rail et n'aurait pu se libérer à l'arrivée du train qui roulait, d'après les premiers éléments de l'enquête, «à environ 100 km/h». «Sébastien a été percuté alors qu'il quittait les rails. Son bras n'est pas resté bloqué à l'intérieur du tube», assurent les militants. «Contrairement à ce que ce drame peut laisser transparaître, en aucun cas notre acte n'était irresponsable et désespéré», insistent-ils. «Cette action était non-violente, réfléchie et volontaire», «parfaitement planifiée», et respectait «des procédures d'arrêt éprouvées».

Entraînement. Treize personnes y ont participé, dont trois qui avaient déjà bloqué un convoi, en novembre 2003, à quelques kilomètres du lieu de l'accident. Le groupe avait repé

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