C'est peut-être, enfin, une lueur d'espoir pour les centaines d'enfants qui meurent chaque jour du sida, faute d'accès aux antirétroviraux. Une étude menée en Zambie et publiée dans The Lancet daté d'aujourd'hui montre qu'un antibiotique de faible coût, le cotrimoxazole, peut réduire quasiment de moitié la mortalité des enfants atteints par le virus. Les résultats de cet essai contre placebo ont été si impressionnants qu'il a été interrompu prématurément, afin que tous les participants puissent recevoir l'antibiotique. L'Unicef et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont appelé à une prescription systématique du cotrimoxazole chez les enfants séropositifs des pays en voie de développement. Pour l'instant, ce traitement n'est recommandé que lorsque le taux de CD4 (qui traduit l'évolution de la maladie) est inférieur à 15 %.
Impact. S'il est officialisé rapidement, le nouveau protocole pourrait avoir un impact de santé public considérable : sur les 38 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, plus de deux millions sont des mineurs de moins de 15 ans, selon les données d'Onusida. Et en 2003, le sida a tué près de 500 000 enfants, soit plus de 1 300 par jour. L'étude publiée dans The Lancet a été coordonnée par l'équipe britannique du Dr Gibb, du département des essais cliniques internationaux. Elle a inclu 541 enfants âgés de 1 à 14 ans, à différents stades d'évolution de l'infection par le VIH. La moitié a été traitée par du cotrimoxazole, un antibiotique (as




