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Libération

Les criquets obsèdent le Sahel

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Publié le 11/01/2005 à 23h32

Dakar de notre correspondante

Après les teintes jaunes de cet été, le ciel ouest-africain vire au rose. Les criquets pèlerins sont de retour, un peu moins nombreux, un peu plus au sud et un peu plus... roses. Une rencontre scientifique internationale sur le criquet pèlerin s'ouvre aujourd'hui à Dakar (Sénégal) avec la participation de l'ensemble des pays sahéliens touchés par le péril. Issus des bandes larvaires des criquets matures jaunes qui, cet été, ont amputé les productions de céréales et de coton, les roses, immatures, ne pensent qu'à manger. Pour cela, ils ont changé de stratégie et se sont déplacés vers le sud, notamment en Guinée-Bissau, en Gambie et au sud du Sénégal. «Ils sont bloqués par le froid dans la zone sud. Ils bouffent beaucoup moins et ont plus de difficultés à se déplacer», explique Mohamed el-Hacen Ould Javaar, directeur adjoint du centre mauritanien de lutte antiacridienne. Un répit pour la Mauritanie, le pays le plus touché par Schistocerca gregaria.

Maraîchages. Par contre, le péril acridien, version rose bonbon à rouge vermillon, a pris des proportions inquiétantes en Gambie, où les traitements aériens ont repris en décembre avec l'arrivée d'un avion fourni par la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Selon le ministre de l'Agriculture gambien, Sulayman Sait Mboob, les maraîchages et les vergers en fleurs sont les plus menacés. La Guinée-Bissau semble la plus touchée, avec jusqu'à cinquante individus par mètre c

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