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Libération
Interview

Deux industriels jugent le projet actuel

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Publié le 20/01/2005 à 23h46

POUR

Mike Barry, responsable du développement durable chez Marks et Spencer.

«Les produits chimiques sont présents quasiment partout. Nous vendons chaque année des millions d'articles qui contiennent ces produits. Ils sont indispensables,

mais à regarder avec de plus en plus de méfiance. Il faut s'attaquer au problème avant que la confiance des consommateurs ne s'écroule. On a vu ce qui s'est passé avec la maladie de la vache folle ou les OGM. Reach est donc une formidable occasion de restaurer la confiance accordée aux substances chimiques, à ceux qui les produisent et à ceux qui les utilisent. C'est aussi une occasion de stimuler l'innovation vers des alternatives plus sûres. Nous voulons un système efficace et proportionné, mais nous sommes convaincus que les bénéfices de la mise en place d'un tel système dépasseront largement ses coûts. L'application de Reach ne sera pas facile, mais continuer comme aujourd'hui et prendre le risque de perdre la confiance des consommateurs est inacceptable.»

CONTRE

Jacques Verdier, responsable Europe pour l'environnement et la chimie chez Total.

«Nous soutenons les objectifs du projet Reach mais nous demandons un meilleur équilibre entre la nécessité de protéger la santé et l'environnement et celle de préserver la compétitivité de nos entreprises. L'étude d'impact réalisée par la Commission qui chiffre à 2,3 milliards d'euros les coûts directs engendrés par le projet dans sa version actuelle n'est pas crédible. L'Union des industries chimiques

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