Bruxelles (UE) correspondance
Pendant que la planète se réchauffe, l'Europe avance à petits pas. La Commission européenne s'est contentée de pistes, hier, pour définir la stratégie de l'UE dans la lutte contre le réchauffement climatique après 2012, échéance du protocole de Kyoto. Des pistes, mais pas d'objectifs chiffrés de réductions d'émission. Ce qui suscite l'inquiétude des défenseurs de l'environnement.
Défi. Comment sortir de l'impasse due au rejet de Kyoto par les Etats-Unis, premier pollueur de la planète, et au refus des pays en développement de restreindre leurs émissions ? L'Union européenne doit relever ce défi si elle veut rester à la tête du combat contre le changement climatique.
Dans sa communication, qui doit être débattue par les chefs d'Etat et de gouvernement lors de leur sommet de mars, l'exécutif européen recommande «que l'Union explore les options de stratégie post-2012 avec les partenaires majeurs dans le courant 2005, avant de décider la position qu'elle adoptera dans les négociations». «Les objectifs chiffrés ont prouvé leur utilité mais il est prématuré de les fixer dès maintenant, insiste le commissaire chargé de l'Environnement, Stavros Dimas. Il ne faut ne pas effrayer certains de nos partenaires.»
Forum. Notant qu'un groupe restreint UE, Etats-Unis, Canada, Russie, Japon, Chine et Inde pèse 75 % des émissions mondiales, la Commission suggère d'entamer les discussions au sein de ce groupe dans le cadre d'un «forum semblable au G8», avant d'en i




