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La Grande-Bretagne a le mal de mer

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Publié le 04/03/2005 à 0h49

Londres, intérim.

Dix-huit mois après sa mise en chantier, le rapport du gouvernement britannique sur l'état des mers du royaume vient d'être rendu public. Ce document de 900 pages, complété d'un «résumé» de 130 pages (1), dresse un tableau parfois alarmant, souvent inquiétant, des répercussions de la pêche intensive et des changements climatiques sur la faune et la flore marines des îles Britanniques. Dans un entretien accordé à The Independent on Sunday, le ministre de l'Environnement, Elliot Morley, avait prévenu : «Que ceux qui doutent de l'urgence de la situation lisent ce rapport. Il montre le caractère très sérieux des problèmes posés notamment par le réchauffement climatique. Il faut réagir vite. Si nous attendons, la situation pourrait devenir irréversible.»

Eau chaude. L'étude, qui vient compléter le précédent rapport, «Sauvegarder nos océans», livré en mai 2002, confirme par exemple que la température de l'eau s'accroît désormais de façon continue. La hausse constatée s'échelonne entre 0,6 °C et 1,5 °C selon les saisons et le lieu. La Manche et la mer d'Irlande se réchauffent plus que les eaux écossaises et la mer du Nord. Comme partout ailleurs, le niveau de la mer monte également, de 2 millimètres en moyenne chaque année, tandis que la hauteur des vagues lors des marées d'équinoxe croît d'environ 24 centimètres tous les dix ans. Un phénomène probablement issu d'une modification de la direction et de la force des vents. Le nombre de tempêtes d'hiver a augmenté de m

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