Nouveau revers pour Marina Silva, la ministre brésilienne de l'Environnement. Adoptée par le Parlement mercredi soir, la loi de biosécurité, qui encadrera les OGM au Brésil, ne respecte pas le principe de précaution défendu par la ministre et, en principe, garanti par la Constitution. De fait, le texte rend facultatives les études d'impact des variétés transgéniques sur l'environnement et la santé humaine, préalablement à leur autorisation. C'est la Commission technique nationale de biosécurité (CTNB) qui reçoit l'essentiel des prérogatives qui appartenaient aux ministères de l'Environnement et de la Santé.
Ainsi, cette commission décidera si les études d'impact sont nécessaires. Dans l'affirmative, et uniquement dans ce cas, les deux ministères pourront décider, au vu des résultats, d'autoriser la culture et la vente des OGM, ainsi que la recherche sur ces organismes. Sinon, c'est la CTNB qui délivrera cette autorisation. Or cette commission scientifique a toujours été favorable aux OGM. Elle avait définitivement autorisé, en 1998, la culture et la vente du soja transgénique, sans étude d'impact sur l'environnement et la santé. Un feu vert suspendu, ensuite, par la justice et désormais rétabli par la loi...
Deuxième producteur et exportateur mondial de soja, le Brésil s'avançait déjà vers la libération définitive de sa variété transgénique, plantée clandestinement depuis huit ans. En octobre, le président Lula l'avait légalisée, à titre «provisoire», pour la troisième fois en




