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A Londres, les pays pollueurs prennent langue

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Publié le 16/03/2005 à 0h59

Londres de notre correspondante

Comment faire pour que, conformément au protocole de Kyoto, une négociation s'engage et aboutisse à de nouveaux engagements internationaux de réduction des gaz à effet de serre? Londres, qui a mis le réchauffement de la planète en première place de ses priorités alors qu'il préside le G8 et qu'il prendra au second semestre la présidence de l'Union européenne, accueillait hier les ministres de l'Environnement et de l'Industrie de 20 pays pour deux jours de réunion sur ce sujet. Un comité élargi qui permettrait d'installer une discussion régulière entre pays pollueurs. Aux pays industrialisés du G8 se sont ajoutés, entre autres, la Chine, l'Inde, le Brésil, la Corée du Sud et le Mexique.

Malgré la détermination des Européens et la volonté de Londres d'obtenir des résultats durant sa présidence du G8, l'après-Kyoto ne sera pas facile à faire avancer. Les Européens sont assez partants pour conjuguer leurs efforts, mais les pays en voie de développement et les grands pays émergents avaient fait connaître leur hostilité, en décembre à Buenos Aires, à une nouvelle négociation. Les Etats-Unis, premier pollueur mondial, n'ont toujours pas accepté de signer Kyoto. «Nous aurons besoin de la coopération de tous les pays qui ont des besoins énergétiques et des niveaux d'émissions», a souligné Gordon Brown, le chancelier de l'Echiquier, en réaffirmant, à l'adresse des pays non-membres du G8, que cette lutte «pouvait être compatible avec une forte croissance é

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