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Pour l'Europe, l'après-Kyoto s'arrête en 2020

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Publié le 24/03/2005 à 1h07

Bruxelles (UE) correspondance

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont posé des engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'après-Kyoto. Réunis hier à Bruxelles (lire page 17), ils ont ainsi désavoué la Commission. Cette dernière avait préféré jouer la prudence et ne pas inscrire d'objectifs contraignants dans sa communication de février sur la stratégie de l'UE dans la lutte contre le réchauffement climatique après 2012.

Regret. Les dirigeants européens proposent que «le groupe des pays développés envisage des profils de réduction d'émissions de 15 à 30 % d'ici à 2020», par rapport au niveau de 1990. Ils ont cependant remisé au placard, sous la pression de l'Autriche, de l'Allemagne et de l'Italie, la phrase qui prévoyait un objectif de 60 % pour 2050 (1). «L'UE rate l'occasion de montrer qu'elle a une vision à long terme du changement climatique», regrette le WWF. Même son de cloche du côté de Greenpeace. Pour autant, les défenseurs de l'environnement, qui craignaient que les deux objectifs disparaissent, sont soulagés.

Ce seul engagement a de quoi faire bondir le président des Etats-Unis. Les leaders européens ont tenu à préciser que ces objectifs ne «préjugent pas de nouvelles approches, en matière de différenciation entre les parties, dans un futur cadre équitable et souple». L'UE se heurte, en effet, au rejet du protocole de Kyoto par les Américains, derrière lequel s'abritent des pays comme l'Inde ou la Chine pour r

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