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Reach, une évaluation chimique pas si chère

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Publié le 23/04/2005 à 1h53

Bruxelles (UE) correspondance

Le projet de législation sur les produits chimiques en Europe, dit «Reach», n'entraînera pas des coûts démesurés contrairement aux pronostics de l'industrie. Telle est la conclusion d'une étude d'impact très attendue qui sera présentée officiellement mercredi et dont Libération a eu copie. Surprenant ? Oui, quand on sait que les commanditaires de cette étude sont le Cefic, la fédération européenne des industries chimiques, et l'Unice, le patronat européen, qui depuis le début ne cessent de dénoncer les conséquences économiques ruineuses de ce projet.

Incroyable. Reach est un projet de règlement, présenté par la Commission européenne en octobre 2003, qui vise à établir un système d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation des produits chimiques. Ainsi, quelque 30 000 substances seraient passées au crible, via différents tests, afin de vérifier leur degré de toxicité pour l'environnement et la santé, puis enregistrées dans une base de données centrale. Car, incroyable mais vrai, ces produits, qui représentent près de 90 % des substances chimiques commercialisées dans l'UE, n'ont jamais été évalués publiquement. On n'en connaît donc pas les effets précis sur la santé et l'environnement alors qu'ils entrent dans la composition d'innombrables produits de consommation courante.

Conscients de la difficulté qu'il y avait à critiquer ce projet, les industriels de la chimie s'en sont pris aux coûts de Reach et à ses conséquences, supposées désastreuses

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