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Libération

L'agriculture américaine pleure la mort de ses abeilles

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Publié le 27/04/2005 à 1h56

Washington de notre correspondant

Ça n'a l'air de rien, une abeille, avec ses petites pattes, sa tenue clownesque et son goût pour les errances florales. C'est pourtant un acteur important de la vie écologique et économique. On estime à 15 milliards de dollars sa contribution au PIB américain. Son miel ne représente qu'une infime partie de ce montant, l'essentiel est sa contribution à la pollinisation des récoltes : citrons, amandes, pommes, courgettes, pastèques...

Que ferait-on sans abeilles ? Justement, cette année, aux Etats-Unis, les abeilles meurent en masse, victimes d'un sale parasite. Les récoltes en pâtissent, les prix montent. En Californie, où le printemps commence tôt, les apiculteurs professionnels font état d'une perte de 50 % de leurs essaims pendant l'hiver. «Au moment de la pollinisation des amandes (1), on a découvert le problème : une véritable pénurie de ruches, raconte Glenda Wooten, une apicultrice californienne basée à Palo Cedro. Puis est venu le temps des pommes. L'Etat de Washington, qui avait besoin de ruches pour ses pommes, ses cerises ou ses prunes, n'a pas réussi à en trouver suffisamment. Les apiculteurs de Floride, alléchés par les gains possibles, ont alors transporté des tas de ruches vers la côte Ouest. Mais cela n'a fait que déplacer le problème : lorsque les myrtilles et les pommes de la côte Est vont devoir être pollinisées, ces ruches auront-elles eu le temps de revenir ?»

Varroa. Bref, on est face à une «vraie crise», disent en choeur a

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