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Libération

La nage en eau stagnante

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Publié le 11/05/2005 à 2h08

Bruxelles (UE), correspondance.

Surtout, pas de vagues. La directive relative à la qualité des eaux de baignade ne sera pas révisée de fond en comble. Les eurodéputés ont adopté hier en seconde lecture un texte nettement dilué par rapport à son ambition initiale. Comme souvent, l'argent a été le nerf de la guerre. Plutôt que de voir la réforme capoter, le Parlement européen s'est plié en grande partie aux exigences des Etats, inquiets du coût d'une telle réforme.

La protection des eaux de baignade a été un des premiers éléments de la politique européenne dans le domaine de l'eau. «Et c'est l'un des plus réussis», affirme-t-on à la Commission européenne, en s'appuyant sur les bilans annuels qu'elle publie avant l'ouverture de la saison balnéaire (1). Cependant, depuis dix ans, l'exécutif communautaire cherche à rafraîchir une réglementation datant de 1976, dépassée par l'évolution des connaissances. L'objectif étant d'améliorer le niveau de protection pour réduire encore les risques sanitaires (principalement des gastro-entérites). «Si on s'en tient aux normes actuelles, un baigneur sur huit dans l'Union court encore des risques pour sa santé», explique le rapporteur du texte au Parlement, le libéral néerlandais Jules Maaten.

Tourisme. Le projet de directive présenté en 2002 par la Commission proposait trois catégories de qualité : «excellente», «bonne» et «insuffisante», chaque catégorie étant déterminée par des normes microbiologiques précises et simplifiées. La France a chiff

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