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Libération

Grippe aviaire, un appel à l'urgence

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Publié le 26/05/2005 à 2h20

Alors que la grippe aviaire vient de faire une nouvelle victime dans le nord du Vietnam portant le bilan du virus dans la région à 54 morts, la revue britannique Nature publie aujourd'hui une série d'articles autour de la question : «Sommes-nous prêts ?» Le ton est alarmant. Les auteurs estiment qu'une pandémie de grippe ­ due à ce virus, voire à d'autres virus aviaires en circulation ­ est inéluctable. Dans un mois, un an, dix ans ?

Une telle épidémie, dans un monde globalisé, «suscitera une réaction» ­ fermeture des frontières, blocus économiques, panique ­ «qui changera le monde en une nuit». Gouvernements et organisations internationales doivent prendre la mesure du risque et unir leurs efforts pour en minimiser l'impact, écrivent les auteurs. La Chine semble l'avoir compris qui va vacciner 3 millions d'oiseaux après la découverte de 200 oies sauvages mortes du virus. Tandis que l'OMS vient d'adopter un nouveau règlement international pour mieux lutter contre les maladies infectieuses. La version la plus récente datait... de 1961.

L'alerte est-elle justifiée ?

L'Histoire a montré que le virus de la grippe est à l'origine de catastrophes sanitaires, économiques et sociales. La grippe de 1918-1920 a tué entre 20 et 50 millions de personnes, selon les estimations, celle de 1957, 1 million de personnes, suivie d'une nouvelle souche qui a frappé le monde en 1968. Dans tous les cas, l'origine aviaire du virus responsable a pu être établie avec une quasi-certitude, dessinant un sc

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