Londres de notre correspondante
On peut toujours rêver. Et c'est ce que fait Tony Juniper, l'un des responsables internationaux de l'association les Amis de la Terre. Hier, il rêvait qu'il puisse encore y avoir une sorte de réaction de dernière minute, quelque chose qui sauverait le prochain sommet du G8, qui doit se tenir, du 6 au 8 juillet, à Gleanagles (Ecosse), sur la question du climat. Et espérait que Tony Blair qui a placé si haut la question du réchauffement climatique dans son combat politique puisse donner de la voix face à George W. Bush, «en encourageant les pays du G7, hors Etats-Unis, à s'engager plus fortement». C'est mal parti.
«Très difficile». Avec beaucoup de ferveur et de passion, le Premier ministre britannique a fait de la nécessité d'aller plus vite dans le contrôle des émissions de gaz à effet de serre une question centrale. Mais il a admis hier qu'il serait «très difficile» d'obtenir un accord. «Je pense qu'il n'y pas lieu de susciter des espoirs, ni de les décourager, avant que nous n'arrivions à la fin de cette difficile négociation», a-t-il précisé lors de sa conférence de presse mensuelle.
L'accord du G8 sur un engagement politique, c'est une affaire de virgules, de points et de mots bien mesurés pour des communiqués négociés à l'avance par les sherpas. S'agissant du climat, c'est désormais une question de parenthèses. Ce que la présidence britannique recherchait, c'était d'établir un consensus sur le lien entre activité humaine et réchauffement




