L'Hôpital (Moselle) envoyé spécial
Une centaine de personnes ont manifesté hier à L'Hôpital (Moselle) pour réclamer le «droit à la sécurité et à l'information» à la suite d'un accident, le 24 juin, à l'usine de pétrochimie Total Petrochemicals France (TPF) de Carling. Ce jour-là, une panne de courant a révélé «des dysfonctionnements graves» sur ce site classé Seveso 2, explique Gilbert Weber, le maire PS de L'Hôpital (6 000 habitants). Le groupe électrique de secours de TPF n'a pas fonctionné, entraînant un échauffement des machines. Trois dispositifs censés empêcher l'émission de gaz ont alors cédé, relâchant 6 tonnes de styrène, un hydrocarbure volatil et explosif. Le nuage de pollution a atteint en quelques minutes L'Hôpital. Les habitants se sont plaints de maux de tête, de difficultés respiratoires et d'irritations des yeux. Mêmes symptômes dans un village allemand proche. Une douzaine de personnes auraient été hospitalisées.
«L'industriel ne nous a pas informés qu'un nuage toxique se dirigeait sur la ville», réagit le sous-préfet de Forbach, Guy Tardieu. Du coup, le plan de secours prévu pour les sites Seveso 2 n'a pas été déclenché. Et TPF n'a admis que plusieurs jours après les faits la relation entre la fuite de styrène et les maux des habitants. Face à la population excédée, Michel Bergougnan, le directeur de TPF Carling, s'est livré, jeudi soir, à un difficile exercice de communication: «Nous n'avons rien voulu dissimuler. Je reconnais que nous avons failli, mais c'




