Les oiseaux migrateurs ne seraient pas les principaux vecteurs du virus H5N1. Des spécialistes qui le pensaient encore il y a quelques jours changent d'avis au vu des nouveaux foyers. Ainsi, le cas de Toula, au sud de Moscou, ne correspond pas aux trajets des oiseaux migrateurs. Les transports de volailles par l'homme auraient donc la principale responsabilité dans la propagation. Jeudi et vendredi, les experts du groupe de travail de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ont travaillé à un nouvel avis modifiant le précédent. Il devait être publié tard dans la soirée de vendredi ou dans les heures suivantes, tandis que réunions et déclarations se succèdent dans tous les ministères concernés. «Cela prend des côtés surréalistes, note un expert, qui estime qu'il y a trop de réunions. Ce n'est plus un parapluie qu'on ouvre, c'est un bouclier nucléaire. Or nous n'en sommes qu'à 70 morts depuis l'apparition du virus en 1997.»
«Pas courant». En attendant, l'Afssa a établi plusieurs scénarios, et l'option «propagation par voie terrestre» prend de l'ampleur. Deux événements nouveaux ont été pris en compte, «une migration d'Omsk vers Moscou, ce n'est pas courant mais possible ; même chose pour la migration d'Omsk vers la Roumanie. Mais les deux ensemble, ça fait beaucoup, d'autant que la voie migratoire normale [notamment par l'Iran] n'est pas contaminée, constate Olivier Dehorter, du Centre de recherche sur la biologie des populations d'oiseaux au Muséum d'hist




