Depuis hier soir, et aujourd'hui encore, Londres est la capitale de la lutte contre le réchauffement climatique. Sur le plan politique s'entend. Tony Blair organise un G8 informel et à huis clos, élargi à d'autres pays industrialisés (Australie, Espagne...) et surtout aux pays émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil ou l'Indonésie. Une rencontre qui se tient à moins d'un mois de l'ouverture, à Montréal, de la convention climat de l'ONU, la première depuis l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, en février.
Selon ce texte, que les Etats-Unis et l'Australie se refusent à ratifier, seuls les pays industrialisés sont tenus par un engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2012. Une manière de reconnaître leur responsabilité dans le réchauffement de la planète survenu depuis la révolution industrielle. Mais, de l'avis général, l'après-Kyoto devra s'étendre à tous, même si les pays émergents font valoir leur droit à se développer sans entraves.
Pour l'Union européenne, qui porte le protocole de Kyoto à bout de bras, il faut négocier un nouveau texte dans le cadre de l'ONU. Une position vigoureusement combattue par les Etats-Unis qui militent pour des accords régionaux, à l'instar de l'embryon de coopération dans la région Asie-Pacifique allumé par Washington comme un contre-feu.
En organisant ce rendez-vous, Tony Blair va s'efforcer de rapprocher les points de vue, alors que lui-même s'avouait, le 15 septembre à New York, «en train de changer de posi




