Quatre heures du matin, la lumière est éteinte, le frigo ne ronronne pas, mais le compteur EDF n'en finit pas de tourner. On a beau dormir, la facture s'alourdit pour rien. Les coupables ? Ils sont légion. Inventaire à la Prévert, alors que s'ouvre, aujourd'hui à Séoul (Corée du Sud), un forum mondial sur la consommation en veille des appareils électriques (1).
Dans le salon, la télé est flanquée d'un lecteur de DVD et d'un magnétoscope qui affichent l'heure. Sans oublier la chaîne, le téléphone sans fil, le chargeur de mobile oublié sur la prise et le décodeur câble, satellite ou ADSL. Dans le bureau, l'ordinateur est en veille : le fabricant n'a pu concevoir une machine qui démarre vite. Il y a aussi l'imprimante, le scanner et le hub pour brancher l'appareil photo numérique et le baladeur MP3. Dans la chambre, une autre télé, le radio-réveil. Même la salle de bains a son chargeur de brosse à dents électrique branché. Dans la cuisine, le micro-ondes, au final, coûtera plus en veille que pour la cuisson...
Comme l'eau qui goutte du robinet, la veille est une «fuite» électrique. Selon une étude danoise (1), elle absorbe 10 % de la consommation domestique. Soit 80 watts en continu, 700 kWh par an et 73 euros au tarif de base d'EDF. Une enquête française de 1999 affichait un taux de fuites de 4 %, mais, comme le notent les experts danois, le nombre d'appareils en veille a plus que doublé, depuis, dans les foyers.
Les Etats s'en mêlent. Et les congrès comme celui de Séoul se multi




