Interdiction de tout véhicule diesel en ville, transport de marchandises par tramway, introduction de bus à hydrogène, filtres obligatoires, circulation à sens unique sur les grandes artères... La mairie d'Amsterdam met la dernière main à un train de mesures drastiques, qui entrera en vigueur en février. Objectif : réduire les émissions de dioxine d'azote (NO2) et de particules fines, pour faire respecter, avant 2010, les normes européennes sur la pollution atmosphérique.
L'une des 44 mesures du plan d'action consiste à réduire la vitesse à 80 km/h sur le boulevard périphérique, emprunté chaque jour par 200 000 véhicules. La capitale économique des Pays-Bas, qui compte 750 000 habitants, s'apprête aussi à réduire la zone géographique couverte par les permis de stationnement délivrés aux riverains moyennant finances. En les empêchant de prendre leur voiture pour se garer à cinq ou six rues de chez eux, Amsterdam veut les pousser à faire leurs courses à vélo ou à pied. Avec des parcmètres qui avalent entre 2 et 4 euros par heure de stationnement dans la journée, la mesure a des chances de produire les résultats escomptés.
Inventaire. Déjà, dans les années 90, une politique de circulation restreinte a fait chuter le trafic de 25 % à Amsterdam, alors qu'il a augmenté de 60 % partout ailleurs dans le pays. «Nous ne sommes pas contre les voitures, précise Hester Maij, la maire adjointe d'Amsterdam en charge de l'environnement. Mais nous ne voulons pas en arriver aux




