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Le chat européen peut aussi attraper la grippe du poulet

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Publié le 01/03/2006 à 20h29

Un chat est mort, cette semaine, dans la baie de Wittow, sur l'île de Rügen, au nord-est de l'Allemagne. Le décès est remarquable puisque l'animal est le premier félin victime, en Europe, de la souche H5N1 de la grippe aviaire, comme l'a annoncé hier le laboratoire local de l'institut Friedrich-Loeffle. Selon toute vraisemblance, le chat a attrapé le virus en mangeant des cygnes infectés, lesquels ont été dénombrés par dizaines, ces derniers jours, sur cette île septentrionale de l'Allemagne. La direction de l'institut allemand a aussitôt recommandé le confinement des chats de la région de Wittow.

«Panzootie». Excès de zèle ? Alors que le H5N1 poursuit sa progression dans la population aviaire et que les experts qualifient désormais l'épizootie de «panzootie», la découverte du premier cas européen de H5N1 chez un animal si familier soulève émotion publique et afflux de maîtres angoissés chez les vétérinaires. Toutefois, la signification de cet événement, en termes de risque pour la santé humaine, ainsi que les éventuelles mesures de prophylaxie à adopter sont considérées avec circonspection par les experts de la grippe, qui ne sauraient être surpris par le destin du chat de l'île de Rügen.

L'animal n'est pas le premier du genre des félidés à avoir été saisi par le virus H5N1. Deux chats et une panthère y ont succombé, début 2004, en Thaïlande tandis qu'un tigre blanc, infecté, en réchappait, dans un zoo. Ces divers cas ont surpris les virologues, les carnivores étant réputés p

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