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Libération
Interview

«Les OGM n'ont aucune frontière»

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Publié le 06/04/2006 à 20h51

Strasbourg de notre correspondant

En septembre 2004, l'Assemblée des régions d'Europe (ARE, qui regroupe 250 régions européennes) et le réseau écologiste les Amis de la Terre lançaient une campagne commune «pour des zones et régions sans OGM». A ce jour, «172 autorités locales ou régionales de 12 pays européens se sont déclarées libres d'OGM», selon l'ARE. Alors que s'est ouverte hier à Vienne (Autriche) une conférence de l'Union européenne sur la coexistence des cultures OGM et traditionnelles, Klaus Klipp, secrétaire général de l'ARE, souhaite que le débat soit tranché par une législation européenne.

Quelle est la place des régions dans le débat sur les OGM ?

Beaucoup de régions ont une agriculture traditionnelle forte, qu'elles développent par le biais des labels régionaux. Pour les zones rurales, il s'agit de vrais produits marketing, facteurs de développement économique et touristique. Des régions très visitées comme celles du sud-ouest de l'Angleterre, déjà touchées par la crise de la vache folle, redoutent une désaffection de la part des consommateurs et des touristes en cas d'implantation d'OGM sur leur territoire. Nous défendons le droit pour les régions de déterminer leur propre stratégie de développement agricole et, le cas échéant, de se déclarer libres d'OGM.

Pourquoi réclamez-vous de l'UE une réglementation uniforme au niveau européen sur la coexistence des cultures OGM et traditionnelles ?

Tout simplement parce que lorsqu'un agriculteur cultive des OGM, les semence

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