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Des décrets au plus haut degré

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Publié le 25/07/2006 à 22h04

Nucléaire et été caniculaire ne font pas bon ménage. D'un côté, la consommation électrique augmente du fait d'un usage intensif des systèmes d'irrigation et de climatisation. De l'autre, les fortes chaleurs compliquent la production d'électricité à partir des centrales. Hier, le pic de consommation, atteint aux environs de midi, flirtait avec les 58 000 mégawatts (MW). Ces jours-ci, la moyenne se situe aux alentours de 43 000 MW, ce qui correspond environ aux deux tiers de la consommation hivernale, mais à une hausse de 3 % par rapport à un mois de juillet normal.

Impact sur les eaux de rejet

Eté comme hiver, les centrales ont besoin d'eau pour refroidir leurs réacteurs. Elles puisent, pour certaines, dans les fleuves au bord desquels elles sont installées, ou dans la Manche pour les autres. Puis elles rejettent cette eau après usage, augmentée de quelques dixièmes de degré dans le meilleur des cas. Or, lors des épisodes caniculaires, les eaux des fleuves sont déjà chaudes. Au-delà de 30 degrés, la faune et la flore sont perturbées, voire asphyxiées. Il existe des normes strictes d'autorisation de rejet, mais EDF ne peut les respecter... à moins de fermer ses centrales. Ou de faire appel à des arrêtés d'exception que lui fournit diligemment l'Etat. Les unités qui déversent des eaux dans la Garonne, le Rhône, la Meuse, la Seine et la Moselle sont soumises à un arrêté paru dimanche au Journal officiel. Il indique que les écarts de température en amont et en aval des insta

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