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En Suède, on roule au boeuf et au vin

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Publié le 02/11/2006 à 23h56

Scandinavie de notre correspondante

Un train qui roule aux émanations de gaz, issues d'un mélange peu ragoûtant d'intestins de boeuf et de mauvais vin importé illégalement en Suède. Le raccourci est un peu rapide, mais le concept est là. A Linköping, taxis, bus, camions poubelle et même le train régional, reliant la ville de 82 000 habitants à Västervik, à une centaine de kilomètres, carburent au biogaz. Un combustible renouvelable qui a le vent en poupe en Suède, où déjà plus de 8 000 voitures en consomment. Au début des années 90, Linköping étudie les alternatives aux transports collectifs fonctionnant au diesel. «La qualité de l'air dans le centre-ville était exécrable», se souvient Helena Kock Åström, coordinatrice auprès de la direction de l'environnement. «C'était soit l'électricité, soit le gaz», précise Carl Lilliehöök, PDG de Svensk Biogas. Mais Linköping n'est raccordé à aucun réseau de gaz naturel et l'électrification du centre-ville coûte cher. La municipalité opte alors pour le biogaz.

A l'époque, la station d'épuration récolte déjà le gaz produit par le traitement des eaux usées. Mais sa teneur en dioxyde de carbone est trop élevée pour s'en servir de carburant. Il faut en extraire le CO2, afin de produire un combustible répondant aux spécifications du gaz naturel, composé à 97 % de méthane. Des techniques sont testées. Et finalement, les cinq premiers bus, livrés par le constructeur suédois Scania, entrent en service en 1991. L'expérience est concl

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