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Haute Maurienne : la vallée verte deviendra grise

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Au grand dam des associations montagnardes, la préfecture a accepté que les stations de Termignon et Val-Cenis soient reliées à travers la forêt de l'Arc.

Publié le 13/11/2006 à 0h04

Val-Cenis (Savoie), envoyé spécial

Un «Grand Val-Cenis» est annoncé en haute vallée de la Maurienne, territoire vivant jusqu'ici d'agriculture et de tourisme doux. Il s'agit de relier la petite ­ et déficitaire ­ station de ski du village de Termignon à la station moyenne de Val-Cenis, située plus haut, au-delà de la grande forêt de l'Arc, sur les communes de Lanslevillard et Lanslebourg. Au passage, le domaine skiable doit être étendu au vallon d'altitude de Cléry.

La fièvre immobilière gagne donc la vallée : les promoteurs sont attirés par la récente loi de défiscalisation mise en place pour revitaliser les zones rurales et par les offres alléchantes des communes. A Termignon, qui passe de 1 000 à 2 000 lits destinés à la location, un ensemble dense d'immeubles disgracieux est en finition sur le flanc du village. Lanslebourg et Lanslevillard, eux, sont en train de passer de 10 000 à 15 000 lits. A l'issue des travaux en cours, l'urbanisation sera quasi continue entre les deux anciens villages.

Colère. Le maire de Lanslebourg, Jean-Pierre Jorcin, attend avec impatience l'arrivée du Club Méditerranée : «C'est une remise en selle historique pour la haute Maurienne, qui avait pris un grand retard et tant souffert durant le siècle dernier !» Michel Bouvard, député UMP de la Maurienne et vice-président du conseil général de Savoie, est intarissable sur «l'opération Val-Cenis», qui va doper la Maurienne, réputée «vallée pauvre» face à la Tarentaise suréquipée. Un esso

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