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Nairobi s'impatiente

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80 dirigeants, dont Annan, arrivent aujourd'hui.

Publié le 14/11/2006 à 0h05

Nairobi correspondance

«Montréal avait donné des perspectives, nous craignons d'aboutir à une coquille vide à Nairobi, soupire un membre d'une ONG. L'arrivée des politiques va peut-être motiver un peu les participants.» Alors que 80 ministres, plusieurs chefs d'Etat africains et le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan sont attendus aujourd'hui pour la dernière semaine de discussions sur le réchauffement climatique, les ONG dénoncent l'inertie des débats.

Samedi, une manifestation organisée par Climate Action Network a réuni des centaines de manifestants dénonçant la position américaine anti-Kyoto. Lundi, c'est l'Union européenne qui a été brocardée pour sa position «confuse».«Il est temps que l'Europe se réveille et exerce son prétendu leadership, s'exclame Stephan Singer, du Fonds mondial pour la nature (WWF). L'Europe doit donner un signal fort aux entreprises et aux pays en développement pour ne pas briser la confiance.» L'enjeu : assurer la continuité de Kyoto, qui expire fin 2012, et augmenter les contraintes d'émissions de carbone à partir du 1er janvier 2013. «Nous sommes d'accord sur l'idée qu'il faut progresser dans les négociations, mais nous ne pouvons garantir leur réussite dans le temps imparti», note embarrassée, Outi Berghäll, la représentante finlandaise de l'UE.

L'avenir de Kyoto constitue l'épée de Damoclès qui plane au-dessus de la conférence et surtout des pays qui l'ont ratifié. «Le 1er janvier 2013, tous les m

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