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L'ONU invitée à l'action climatique

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Publié le 31/01/2007 à 5h46

Le 16 février dernier, l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto a fait de 2006 l'an 1 de la géopolitique du climat. Depuis, le monde se divise en trois parties. La première regroupe 35 pays industrialisés qui se sont engagés à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2012. La deuxième rassemble plus de cent pays en voie de développement qui ont ratifié ce traité. Il n'implique aucune obligation pour eux, mais leur permet de participer au mécanisme de développement propre qui favorise des investissements économes en énergies fossiles par des partenaires des pays riches. La troisième, ce sont les Etats-Unis et l'Australie. Seuls pays riches, fortement émetteurs de gaz à effet de serre (45 % du total des pays industrialisés pour les Etats-Unis), à refuser d'assumer leurs responsabilités historiques dans la perturbation du climat.

Cette tripartition du monde ne peut perdurer, faute de quoi l'objectif de la convention des Nations Unies sur le climat, signée par 189 pays ­ ne pas perturber dangereusement le climat légué aux générations futures ­, ne saurait être atteint. D'où l'enjeu actuel de la diplomatie du climat : engager des discussions sur l'après-Kyoto pour faire revenir les Etats-Unis «dans le jeu» et poser les principes de la participation des pays en voie de développement. Mais d'où viendra l'impulsion ?

Hier, à Nairobi (Kenya), le secrétaire exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement, Yvo de Boer, a tenté de convaincre Ban Ki-moon

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