Menu
Libération

Bye bye Gaucho et Régent, bonjour maïs OGM

Réservé aux abonnés

La fin des insecticides fragilise les cultures. Dans le Sud-Ouest, l'espèce Bt est plébiscitée.

Publié le 24/02/2007 à 6h18

Bordeaux de notre correspondante

L'interdiction depuis 2004 du Gaucho et du Régent pousse aujourd'hui les agriculteurs du Sud-Ouest à se tourner vers les cultures OGM. Mis en cause pour une surmortalité des abeilles, ces insecticides agissaient indirectement contre la prolifération de l'un des grands ravageurs de la région : la sésamie. Ce papillon dont les larves s'attaquent aux tiges de maïs prolifère d'avril à septembre. Il dégrade la plante et la fragilise, si bien qu'au moment des orages les cultures se couchent et pourrissent. Même chose avec la pyrale, autre ennemie jurée des cultivateurs, qui, elle, grignote les feuilles entourant l'épi et abîme le grain. Bien qu'il ne soit pas destiné à ce type d'attaques, le Gaucho participait malgré tout à la protection des jeunes pousses. «Actif contre les insectes du sol, le produit éliminait aussi une partie du premier vol de sésamies sur les cultures, explique Cédric Poeydomenge, de l'association générale des producteurs de maïs. Cela limitait les dégâts. Et, surtout, restreignait la deuxième génération, qui apparaît mi-juillet. On évitait ainsi la prolifération.»

Piégeage. Une réglementation de plus en plus draconienne et des restrictions d'insecticides amplifiées depuis les années 2000 ont aidé à fragiliser les cultures. Moins bien protégées, elles sont la cible d'une recrudescence du parasitisme. «Face à ça, les agriculteurs n'ont pas de solutions, note le technicien. Ils sont donc séduits par le maïs

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique