A Bordeaux
A quelques semaines des premiers semis de l'année, l'agriculture n'a toujours aucune législation claire en matière d'OGM. Faute de pouvoir programmer avant la présidentielle un débat au Parlement sur le sujet projet repoussé en raison de son caractère explosif , le gouvernement s'apprête à publier deux décrets visant à transposer en catastrophe la directive OGM européenne de 2001, afin d'éviter de payer l'astreinte et l'amende imposées fin 2006 par Bruxelles. «On sait qu'il ne pourra y avoir de projet de loi avant, au mieux, l'été prochain. Or, pendant ce temps, l'astreinte et l'amende courent. Il fallait donc faire quelque chose», dit-on au ministère de l'Agriculture. Ces décrets, dont le Conseil d'Etat est saisi, devraient se contenter d'exiger l'étiquetage des produits, une surveillance et une durée limitée pour les autorisations. Les problèmes de coexistence entre cultures, au coeur du débat, ne devraient pas y figurer. «Ça fait six ans qu'on réclame un projet de loi et un cadre clairs. Heureusement, on n'a pas attendu pour prendre nos dispositions et assurer une coexistence entre filière OGM et filière traditionnelle», réagit Luc Esprit, directeur de l'Association générale des producteurs de maïs.
Charte. Coopératives, négoce et opérateurs privés se sont organisés pour mettre en place une charte de qualité du maïs dans le Grand Sud-Ouest. Créée en 1999 pour pallier le vide juridique qui entoure en France la culture d'OGM, elle instaure des règl




