Bruxelles (UE) correspondance
«Nous avons suffisamment parlé, maintenant il faut agir.» Alors que le président de la Commission européenne met la pression sur les chefs d'Etats européens pour qu'ils s'engagent, lors de leur sommet des 8 et 9 mars, à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'Union européenne d'au moins 20 % d'ici à 2020, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) vient de réaliser un rapport alarmant sur les émissions liées aux transports. Selon ce rapport (1), publié hier et qui n'hésite pas à critiquer les politiques de l'UE, les émissions de CO2 de ce secteur représentent un obstacle majeur aux objectifs établis par le protocole de Kyoto. Alors que dans la plupart des secteurs (industrie, agriculture, gestion des déchets, etc.) les émissions ont chuté entre 1990 et 2004, elles ont augmenté de plus de 25 % dans les transports.
Parmi les 25 membres, les plus mauvais élèves sont l'Irlande (+ 140 %), la République tchèque (+ 107 %) ou le Portugal (+ 97 %). Avec 19 %, la France se situe en dixième position. A elle seule, la route représente 93 % des émissions. Et la hausse est de 27 % pour le transport de passagers, 51 pour celui de marchandises. Autre taux inquiétant : les émissions du transport aérien international ont augmenté de 86 %, la tendance devrait se poursuivre dans les années à venir. Voyager en avion coûte moins cher ; les sites de productions sont de plus en plus éloignés des lieux de consommation au fur et à mesure que le marché




