Menu
Libération

«L'EPR Noël est une ordure»

Réservé aux abonnés

Publié le 19/03/2007 à 6h42

à Rennes, Lyon, Lille, Toulouse et Strasbourg

La manifestation anti- EPR ­ organisée samedi dans cinq villes de France par le réseau Sortir du nucléaire, qui fédère 760 associations ­ a donné lieu à une mobilisation soutenue pour dénoncer les réacteurs de troisième génération et exiger la fermeture des centrales nucléaires, à commencer par les plus anciennes (Fessenheim, Tricastin, Le Blayet et Bugey). Le plus grand rendez-vous a eu lieu dans l'Ouest, en partie grâce à la proximité de Flamanville (Manche), endroit choisi par Areva pour implanter le premier réacteur pressurisé européen.

A Rennes

Chèques géants et coiffe bigoudène

Une foule enjouée, déterminée (40 000 d'après les organisateurs, quatre fois moins selon la police) donne aux rues de Rennes une dominante jaune soleil pétant. Ponchos bouton d'or, gilets de sauvetage, cirés... tout est bon. Question antinucléaire, les Bretons ont quelques acquis de lutte têtue : Le Pellerin et Le Carnet en Loire-Atlantique, Plogoff dans le Finistère. Il y a des barbus et des mamans tapant sur des boîtes de conserve, un faux Père Noël pour un jeu de mots : «L'EPR Noël est une ordure», un type en costume de lapin blanc, des percussionnistes et un Olivier Besancenot, des monocyclistes et des joueurs de bombarde, des amoureux et des fanfares, des photos d'enfants irradiés et des chèques géants affichant le coût du réacteur : 3,3 milliards d'euros. «Faut pas rater la présidentielle pour avoir une discussion très sérieuse sur le nuc

Dans la même rubrique