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Libération

Faute de crédit, la peur s'installe

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Publié le 19/09/2008 à 12h55

Pas de répit pour la planète finance. Malgré une action coordonnée de toutes les banques centrales et la nouvelle d’une faillite évitée in extremis - le britannique Halifax Bank of Scotland (HBOS) qui s’est fait racheter par Lloyds TSB -, les Bourses n’ont pas rebondi hier à l’exception de Wall Street en fin de séance (+3,54% sur des rumeurs de nouvelle intervention de Washington). Alors que la plupart des marchés européens et asiatiques avaient ouvert dans le vert, ils ont dévissé en fin de séance. Au final, Tokyo a perdu 2,22 %, Paris 1 %, Londres 0,66 % et Francfort a fait du surplace (+ 0,04 %).

Action conjointe. Le président américain, qui intervenait pour la première fois depuis les derniers événements qui ont secoué Wall Street, a reconnu hier qu'il était «inquiet de la situation sur les marchés financiers, au même titre que les Américains». De quoi mettre fin au vent d'optimisme qui s'était - timidement - emparé des investisseurs dans la matinée. Les marchés étaient alors rassurés par l'action coordonnée des principales banques centrales de la planète. A 9 heures, la Federal reserve (Fed) a ainsi annoncé qu'en liaison avec la Banque centrale européenne (BCE) et ses homologues anglaise, canadienne, japonaise et suisse, elle allait mettre sur la table 180 milliards de dollars (plus de 125 milliards d'euros) «pour améliorer la liquidité sur les marchés financiers». Un tel accord permet aux banques centrales de se prêter réciproquement des liquidités

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