Sheila Bair a été décrite comme la deuxième femme la plus puissante du monde, derrière Angela Merkel, par le magazine économique Forbes. Présidente du FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation), financé par les primes des banques, un fonds qui garantit les dépôts bancaires aux Etats-Unis, cette femme de 53 ans n'a pas toujours été en phase avec son gouvernement. Elle a plaidé pour plus de régulations en période de laisser-faire. Malgré la sévérité de la crise actuelle, elle se veut rassurante - c'est son rôle - affirmant à l'envie que les petits épargnants n'ont rien à craindre.
La comparaison a été faite avec la Grande Dépression de 1929. Est-ce justifié ?
La correction sur le marché de l’immobilier est certainement plus importante que lors de la Grande Dépression, mais la comparaison s’arrête là. Plus de 7 000 banques avaient disparu à l’époque. Et c’est à la suite de cette déroute que le FDIC a été créé pour assurer les banques d’épargne et de dépôts à hauteur de 100 000 dollars par compte et 250 000 dollars pour les comptes retraite, pour prévenir une dépression majeure. A ce jour, personne n’a perdu un seul centime sur ses comptes d’épargne. L’autre différence est que la tourmente n’a pas touché le secteur bancaire traditionnel mais les banques d’investissement, les assurances et les firmes financières, peu ou pas régulées.
Mais onze banques commerciales ont néanmoins fait faillite cette année et il y en a 117 en difficultés, soit 30 % de plus en six mois.
Onze banques sont en effet en procédure de faillite. Mais ce chiffre n’a rien d’inhabituel. Nous enregistrons des faillites tous les ans. En comparaison, il y a eu plus de 534 faillites de banques de détail en 1989, au pl




