Le débat s’annonçait chaud, les amendements pleuvaient, le gouvernement a feinté : il a réécrit lui-même l’article controversé sur la taxe poids lourds du projet de loi Grenelle 1. Une façon de raccourcir le débat à l’Assemblée. Au bout du compte, après une petite heure de discussion à peine houleuse, c’est une version assez light de cette «écoredevance» pour les poids lourds qui a été votée dans la nuit de mercredi à jeudi.
Exceptions.Au ministère de l'Ecologie, on soufflait la veille que si tout le monde était un peu fâché, ce serait presque un succès. De ce point de vue, c'est réussi. Hier, transporteurs comme écologistes étaient plutôt mécontents. «Le principe de la taxe poids lourds qui constitue l'un des grands acquis du Grenelle est enfin voté. Malheureusement ce principe trépasse sous le poids des exceptions et des aménagements ! Ce texte vide de son contenu la mesure», déplore la fédération France Nature Environnement. Ce qui est plutôt un bon point du point de vue des routiers : «On est mi-figue, mi-raisin, c'est un texte de compromis, a réagi Nicolas Paulissen, de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) qui «espère une amélioration de la rédaction au Sénat.»
Concrètement, cette taxe, qui pourra s'appliquer à partir de 2011, a pour objectif de désengorger les routes (hors autoroutes payantes) du transport de marchandises, et de favoriser le report vers le rail ou les voies d'eau, tout en finançant de nouvell




