C'est redevenu l'homme à la mode outre-Manche. La presse a ressorti des photos d'époque de John Maynard Keynes, après que le ministre de l'Economie, Alistair Darling, l'a qualifié de «plus grand économiste du siècle dernier». Avec des recettes que le chancelier de l'Echiquier entend ressortir en ce début de siècle : pour lutter contre la récession, l'équipe du Premier ministre travailliste, Gordon Brown, veut en effet recourir massivement à la dépense publique.
Corsets. Quitte à enterrer la principale «règle d'or» du New Labour : la dette publique ne doit en aucun cas dépasser 40 % du PIB. Un impératif qu'avait fixé Gordon Brown, alors ministre de l'Economie de Tony Blair, quand les travaillistes sont arrivés au pouvoir, en 1997. Mais le temps n'est plus aux corsets financiers. «La responsabilité du gouvernement est d'investir pour doper l'activité économique», a affirmé Gordon Brown cette semaine, même s'il s'est refusé à parler d'augmentation de la dette. Alistair Darling l'avait fait pour lui : «Appliquer nos règles fiscales de manière rigide serait pervers, ce serait exacerber une situation déjà difficile.»
Le Royaume-Uni, dont le système bancaire était le plus exposé d'Europe continentale à la crise des subprimes, est frappé depuis plus d'un an par le ralentissement économique, comme l'a confirmé la publication d'un taux de croissance négatif (- 0,5 %) pour le 3e trimestre. Le taux de chômage a pris un demi-point, pour atteind




