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La Californie s’aiguille vers le TGV

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Train. Au royaume de l’auto, la création d’une ligne rapide a été approuvée par référendum.

Publié le 08/11/2008 à 6h51

Reporté depuis des années, un projet de TGV le long du littoral californien vient de franchir une étape décisive grâce au vote de la population de l'Etat. Pourra-t-il aller à son terme alors que le Golden State s'embourbe dans la crise économique ? C'est l'ultime incertitude. Las d'embouteillages cauchemardesques et en quête de moyens de transport propres, les Californiens, qui devaient se prononcer mardi sur une douzaine de référendums, ont approuvé à 52,1 % ce projet proposé par le Parlement de l'Etat. Dans les zones les plus urbanisées (les plus démocrates), le oui atteint des sommets : 79,2 % à San Francisco et 55,3 % à Los Angeles. Ce sont aussi, les deux régions qui en bénéficieront le plus.

«Hémorragie». Conçu pour rouler à l'électricité à plus de 350 km/h, ce train n'existe pour l'instant qu'en image de synthèse. Inspiré du modèle français, âgé de plus de vingt ans, il prend en Californie des allures futuristes comparé au réseau local, très pittoresque.

Censé relier San Diego à Sacramento, il doit permettre de «réduire la pollution de l'air et le trafic routier», note Emily Ruch, chargée des transports à Calpirg, le Groupe de recherche pour l'intérêt public californien. «On tente de copier la France. Pour une population qui atteindra les 50 millions en 2030, contre 37 millions aujourd'hui, le TGV est le mode de transport le plus propre, le plus rapide et le plus confortable.» Et le moins cher, plaide-t-elle, estimant à plus de 80 milliards d

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