Leader mondial de l'éthanol, le Brésil a lancé une offensive diplomatique en faveur de la réhabilitation des biocarburants. Pour leurs détracteurs, ces carburants d'origine agricole mettent en péril les écosystèmes et la sécurité alimentaire. Pour Brasilia, ils sont un «vecteur de développement durable», thème de la conférence internationale qui s'est tenue cette semaine à São Paulo et que le président Lula a clôturée vendredi.
Alors que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) accuse les biocarburants d'avoir contribué à la flambée des denrées alimentaires au printemps, Lula s'entête à répéter que «ce n'est pas vrai». Pour l'expert américain Paul Roberts, cette conférence était une «grande opération de publicité» par laquelle le Brésil cherchait à répondre aux critiques qui menacent ses exportations.
Dans l’entourage de Lula, on affirme que l’expansion de la canne à sucre au Brésil, dont l’éthanol est tiré, n’a pas mis en péril la production agricole - qui a même augmenté - et qu’il n’y aurait rien à craindre pour l’Amazonie. Brasilia prépare un zonage pour empêcher l’expansion, détectée par une agence gouvernementale, de la culture de la canne dans la forêt. Les ONG, qui tenaient un séminaire parallèle, ont rappelé, elles, les conditions de travail déplorables des coupeurs de canne.
L’offensive du président Lula visait aussi les pays d’Afrique et d’Amérique latine que le Brésil veut encourager à produire et consommer des




