La Chine a révisé à la hausse le bilan des victimes du scandale du lait contaminé à la mélamine. Au final, 294 000 enfants sont tombés malades après avoir bu du lait de l’entreprise Sanlu ou d’une des 21 autres marques impliquées dans le plus gros scandale alimentaire qu’a connu le pays.
Six seraient morts, selon le ministère de la santé chinois, et 154 seraient toujours dans un état grave, atteints de calculs rénaux. Ce nouveau bilan, le deuxième depuis que l'affaire a éclaté en septembre, multiplie par six les chiffres publiés jusque-là. Selon les autorités chinoises, «le gros de la contamination serait passé». L'émotion suscitée par cette affaire, elle, n'est pas retombée. Sur le Web, les internautes ne désarment pas et appellent à des sanctions. Selon les avocats saisis par les parents des victimes, toutes âgées de moins de 3 ans, les plaintes ne seraient toujours pas enregistrées devant les tribunaux, qui disent attendre des directives du gouvernement central pour engager les procédures.
Tourteaux. Lancées dans une vaste restructuration de la filière laitière dévastée par le scandale, les autorités ne semblent pas pressées de demander des comptes aux dirigeants des firmes incriminées. Selon nos informations, aucune procédure judiciaire n'aurait encore été engagée contre les responsables de ce trafic, qui ajoutaient de la mélamine au lait maternisé et autres produits laitiers. Ce composant chimique, destiné à la fabrication de plastiques et de fertilisants, a




